TAI pour lâcher prise

Mon parcours personnel avant la rencontre avec la TAI

Avant de rencontrer la TAI, j’avais découvert l’EFT (Techniques de liberté émotionnelle) il y a plusieurs années, à la suite de la mort soudaine de mon mari. Le traumatisme a été si intense qu’il n’a pas pu être « digéré » uniquement par le processus de deuil, ce qui a généré un stress post-traumatique. L’EFT a été pour moi un outil efficace pour m’en libérer. Plus récemment, j’ai dû faire face à nouveau à la mort de l’un de mes enfants. J’ai donc décidé de participer à une retraite « Vipassana » en Malaisie pour « voir les choses telles qu’elles sont réellement » : en portant attention aux sensations physiques, aux émotions qui émergent et aux pensées qui apparaissent, sans jugement. À la fin de ces dix jours, où nous méditions douze heures par jour, j’ai ressenti un nettoyage profond qui m’a permis d’accueillir, de traverser et d’accepter plus sereinement ce processus de deuil. Par la suite, je me suis passionnée et formée dans l’énergétique, en particulier le magnétisme, qui permet de dénouer les blocages du corps et de l’esprit pour libérer l’énergie retenue. De plus, pendant mon parcours en tant qu’enseignante, j’ai observé chez de nombreux élèves des difficultés d’apprentissage, souvent liées au stress. Je me suis donc naturellement rapprochée des recherches liées plus spécifiquement aux émotions. C’est ainsi que j’ai décidé de me former à la pratique de l’EFT, pour continuer à m’occuper des jeunes, les accompagner dans leurs problèmes et leur offrir une aide plus spécifique grâce à ces différentes techniques.

Ma rencontre avec la TAI
Dès sa découverte, la TAI m’est apparue comme une évidence, non pas comme une nouvelle technique à acquérir, mais comme un lien entre toutes les dimensions plus subtiles et spirituelles, en connexion avec le Tout. Lors de sa présentation, j’ai été profondément touchée, comme un appel instinctif auquel j’ai répondu en m’inscrivant à la formation. Je me suis sentie en harmonie et en résonance avec les autres techniques que j’avais déjà apprises. J’ai essayé de percevoir ce qui se manifestait en moi et j’ai compris que je pressentais la possibilité d’une plus grande liberté d’être dans toutes ses dimensions. Depuis que je pratique la TAI, j’ai l’impression nette d’avoir accès à une nouvelle conscience de moi-même par rapport à ce que je traverse, que ce soit au niveau de mes pensées et croyances, de mes perceptions sensorielles, de mes émotions et de mes sensations physiques. En d’autres termes, je perçois mon monde intérieur et ce qui m’entoure avec plus d’écoute, de clarté, d’intuition, moins de jugement et plus de compassion. Ma sensibilité a pleinement adhéré à cette méthode, me permettant de respecter davantage ce qui me traverse, à mon rythme et en douceur, tout en travaillant toujours plus en profondeur. De plus, un mot d’Andrea a résonné fortement en moi. Je ne l’ai pas saisi immédiatement, mais par la suite, il a confirmé ce que je percevais de la TAI : elle est « élégante », et j’ose ajouter, « noble », manifestant une véritable « élévation ».

Ma pratique quotidienne de la TAI : ses effets
Depuis que je pratique la TAI, j’ai retrouvé plus de paix intérieure et de confiance en moi. J’accueille davantage ce qui me préoccupe et j’accepte plus volontiers d’affronter les problèmes pour les traverser et aller vers leur transformation. J’interviens plus rapidement dans les situations conflictuelles au lieu de les laisser s’envenimer et dominer. « Je reprends mon pouvoir… » J’ai remarqué que je suis de plus en plus attentive et réceptive aux réactions de mon corps, avant même que mon esprit, mes émotions ou mes pensées ne s’expriment. Je parviens à identifier plus précisément et rapidement les symptômes les plus évidents face à un stress (fatigue, apathie, agitation, irritabilité, hyperactivité…). Lorsque je me trouve dans ces zones d’hypo ou d’hyper-activation, je réalise que je suis plus attentive à ces manifestations et que j’ai une plus grande capacité à les réguler pour retrouver plus rapidement ma fenêtre de tolérance. En suivant la formation et en lisant le livre d’Andrea, j’ai appris différentes approches du processus. Mes niveaux de compréhension se sont renforcés, entraînant une pratique de plus en plus assidue, intégrée et fluide. Les mots choisis dans les phrases d’intention sont puissants. Je pense en particulier à celle où je libère l’énergie bloquée dans la représentation. À chaque fois, une image et une sensation de dissolution s’imposent à moi. De même, la phrase « je laisse aller toute identification et attachement », qui me permet de lâcher cette partie de moi restée bloquée dans ce nœud de conscience. Je vois clairement ses liens se dénouer et se dissoudre. À ce stade du processus, je ressens une détente par rapport à l’événement et à sa représentation, grâce à ma respiration lente et profonde, qui a un effet immédiat de calme et de lâcher prise, au moment où je pose les mains et mon attention sur le cœur. À ce moment-là, je sens une reconnexion à mon essence profonde, comme un « retour à la maison », une sensation de paix retrouvée. Enfin, grâce aux méta-questions, je vois « la représentation de l’événement » se détacher, s’éloigner, devenir de plus en plus floue ou inaudible, pour ensuite disparaître complètement de mon champ visuel, auditif, kinesthésique, sensoriel et émotionnel. Parfois, pendant le processus, il m’arrive de me sentir dans un état cotonneux, je baille beaucoup. Puis, progressivement, mes sens, mon corps et mon esprit reviennent à ma conscience, et j’ai l’impression de me « densifier » à nouveau. Je prends alors conscience de la libération de l’énergie qui circule à nouveau dans tout mon corps et qui est disponible pour poursuivre le processus vers cette nouvelle conscience de moi, « je génère de l’ordre et de la cohérence en moi », ce qui m’apporte à la fois ces sensations de puissance intérieure, de verticalité et de liberté.

De plus, j’ai l’habitude de méditer quotidiennement en marchant dans la nature, en me concentrant sur ma respiration. Cette pratique me permet de me reconnecter à mes sensations corporelles, de calmer mon esprit et ainsi de retrouver rapidement une paix intérieure. Il m’est venu l’idée d’associer la pratique de la TAI aux pensées qui me viennent à l’esprit pendant ces moments. Ainsi, quand une pensée me provoque un certain malaise, je m’arrête, je prends 3 respirations lentes et profondes, je pose une main sur le Dantian inférieur (sous le nombril) et l’autre sur le cœur, et j’observe mes réactions corporelles, émotionnelles, et parfois les autres pensées associées à cette pensée. J’évalue son impact sur une échelle de 0 à 10, puis j’applique le processus de TAI : respiration consciente + focalisation progressive sur les 3 dantians (du bas vers le haut) + répétition des phrases en pleine conscience. Je laisse agir et j’observe… Souvent, de nombreux bâillements accompagnés d’un relâchement du corps se manifestent rapidement… Je me demande alors ce qui a changé, si ma perception de cette pensée s’est modifiée. Si des traces subsistent, je fais un autre cycle de TAI. Ensuite, je reprends ma marche en observant ce qui se passe en moi. La plupart du temps, je vois la pensée « se défaire » et disparaître de mon champ de conscience, libérée de sa présence ou transformée. En pratiquant cet exercice, je perçois une plus grande « présence à moi-même », j’accueille et j’accepte ce qui me traverse sans jugement, ce qui me permet de vivre pleinement l’instant présent.

De plus, j’ai observé un autre phénomène : depuis la période du Covid-19, je n’arrivais plus à me concentrer sur mes lectures, mon esprit vagabondait constamment, sans réussir à focaliser mon attention. Découragée, j’abandonnais la lecture. Maintenant, je dévore à nouveau des romans avec plaisir ! Par ailleurs, j’avais tendance à me dévaloriser, à me juger sévèrement, à ne voir que ce qui n’allait pas, sans prendre en compte l’autre côté, sans faire la part des choses. Aujourd’hui, je me juge moins, je prends le temps de m’encourager, de me féliciter, ce qui me permet de renforcer mon estime de moi. De la même manière, dans le cadre de mon accompagnement, je constate une meilleure qualité d’écoute et d’accueil de ce que vit la personne que j’accompagne. Là aussi, je suis moins dans le jugement, plus tolérante, plus compatissante, et j’éprouve plus de bienveillance. Et la personne que j’accompagne ressent qu’elle est accueillie et écoutée sans jugement. Elle se sent dans un espace sécurisé, ce qui facilite le travail d’accompagnement. À la fin du processus, elle perçoit une libération et une légèreté en elle. Elle reprend contact avec sa force intérieure et sa liberté d’être.

Je voudrais également souligner un aspect de la TAI qui m’intéresse particulièrement. Lors d’une pratique individuelle, au moment de la visualisation du « nœud énergétique », je porte mon attention sur le cœur, comme si je me connectais à une dimension supérieure de moi-même, à la source… Et parfois, soudainement, une image s’impose à moi, comme un flash, ou une intuition… quelque chose de subtil et puissant à la fois. Quand cela arrive, je me dis que c’est là, que j’ai trouvé. Alors, je peux « sortir du processus » et me reconnecter à mon cœur… La sensation de paix intérieure est instantanée. Je ressens une reconnexion à mon essence profonde, comme un « retour à la maison », qui me fait dire « Merci »… Merci à toi, Andrea, et à tous ceux qui cheminent sur la voie de la TAI, et merci à la vie !

Annexe 1
❖ Séquence TAI sur une représentation visuelle

F., une jeune fille de 14 ans.

Je vais te guider pour t’aider à explorer ce qui se passe en toi, afin de trouver ce qui provoque ton stress… En d’autres termes, je t’invite à te poser la question suivante :
Qu’est-ce qui t’active le plus quand tu y repenses maintenant ? Est-ce…

  • une situation que tu vis en ce moment ?
  • une situation passée dont tu te souviens ?
  • une situation qui se répète, dans laquelle tu te sens rejetée, humiliée, trahie, qui n’est pas juste pour toi ?
  • ou quelque chose que tu imagines, auquel tu penses ou en quoi tu crois ?

Elle reste traumatisée par une scène du film Jeux Interdits qu’elle a vu quand elle était petite, à l’âge de 5 ans. C’est le passage où l’héroïne assiste à la mort de ses parents et de son petit chien pendant la Seconde Guerre mondiale. Je comprends qu’elle s’est identifiée à cette fillette qui avait le même âge qu’elle lorsqu’elle a découvert ce film.

Connexion et évaluation

Première meta-question (représentation)
Quand tu penses à ce film, qu’est-ce qui te vient à l’esprit ? À quoi réagis-tu ? Est-ce quelque chose que tu vois, entends ou ressens ?
Une image, un son, une sensation ?

C’est la scène du film où la petite fille voit ses parents morts.

Où se situe cette scène par rapport à toi ? Devant, à droite, à gauche, derrière, au-dessus, en dessous ?

Je la vois défiler de gauche à droite.

Est-elle proche ou éloignée de toi ?

Elle est très proche de moi.

En couleurs ou en noir et blanc ?

En noir et blanc, le film est en noir et blanc.

Est-elle nette ou floue ?

Très nette.

Est-elle grande ou petite ?

Grande.

Deuxième meta-question (réactions)
Maintenant, observe comment tu réagis à cette scène du film. Que ressens-tu dans ton corps : douleur, tension, contraction ?
Où ?

J’ai la gorge serrée, je ressens comme une grosse boule à l’intérieur.

Quelles émotions ressens-tu ?

De la peur et de la tristesse.

Quelle est l’émotion la plus forte ?

La tristesse.

Quels pensées ou commentaires intérieurs émergent, cette petite voix dans ta tête ?

Je pense que cela s’est vraiment passé.

Sur une échelle de 0 à 10, quel est le niveau de stress que tu ressens par rapport à cette scène ?

10/10

Séquence (respiration lente et profonde tout au long du processus)

➢ Les deux mains posées sous le nombril : 1er Dantian « Je suis à l’origine »
Porte ton attention au niveau de ton ventre, sous tes mains ;
Pense à cette scène ;
Répète la phrase après moi :

Je reprends mon pouvoir et je libère l’énergie bloquée dans cette scène et tout ce qu’elle représente pour moi.

Laisse faire, respire tranquillement et observe ce qui se passe…
Quand tu sens un relâchement, un bâillement, une détente, dis-le-moi, à ton rythme…

➢ Les deux mains posées au niveau du cœur : 2e Dantian
Porte ton attention au niveau de ton cœur, sous tes mains ;
Pense à cette scène ;
Répète la phrase après moi :

Je laisse aller toute identification et tout attachement à cette scène et à tout ce qu’elle représente pour moi.

Laisse faire, respire tranquillement et observe ce qui se passe…

➢ L’index et le majeur posés entre les deux sourcils : 3e Dantian (3e œil/Posa Drsti)
Porte ton attention au niveau de ton ventre, sous tes mains ;
Pense à cette scène ;
Répète la phrase après moi :

Je génère l’ordre et la cohérence en moi par rapport à cette scène.

Laisse faire, respire tranquillement et observe…

Observation des différences entre avant et maintenant

Quand tu repenses à cette scène, qu’est-ce qui a changé ?

J’ai l’impression qu’elle s’est figée dans une image, je les vois morts.

Vois-tu la petite fille qui voit ses parents morts ou est-ce toi qui vois les parents morts ?

C’est moi qui les vois.

Es-tu dans la scène ?

Oui, je suis dans la scène.

Qui vois-tu ? Toi aujourd’hui ou toi à 5 ans ?

Je me vois, petite fille.

Où la vois-tu ?

Je la vois un peu à droite, proche.

Tes réactions, sensations physiques ?

Je ressens encore cette gorge serrée, un poids sur la poitrine et des tremblements dans les jambes.

Et au niveau des émotions ?

De la peur.

Et tes pensées ?

J’ai peur que cela m’arrive.

Sur une échelle de 0 à 10, quel est le niveau de stress que tu ressens par rapport à cette image ?

9/10

Nous répétons deux séquences (même processus) sur cette image, sur ce qui se présente maintenant, et sur ce qui reste de cette image. Je l’invite à boire de l’eau régulièrement, pour une meilleure circulation de l’énergie dans le corps.

Ce qui a changé

Son corps se détend, elle bâille beaucoup, elle ne ressent plus aucune tension ni tremblement. Elle ne se voit plus dans la scène. C’est elle, aujourd’hui, qui regarde cette image, qui s’éloigne. Elle est devenue floue, elle a du mal à la voir, comme si elle la regardait à travers des « lunettes de myope ».
Elle ne ressent plus de peur, son niveau de stress est à 0.

Elle ferme ensuite les yeux, je l’invite à revisiter la scène, puis l’image, ses réactions…
Elle ne réagit plus de manière négative, elle est complètement calme, elle sourit.

Consolidation : Les deux mains croisées au niveau du cœur

Nous concluons la session avec la phrase d’harmonisation :

J’harmonise tous mes systèmes avec cette nouvelle conscience.

Ce même soir, elle a réussi à parler du film avec son père. Et quelques jours plus tard, il m’a expliqué qu’elle ne lui avait jamais parlé de ce film et de ce qu’il lui provoquait. Il a confirmé qu’elle ne ressentait plus aucun malaise en en parlant et qu’elle n’y pensait plus du tout.

Annexe 2
❖ Séquence de TAI en utilisant la technique du Triangle

L., un jeune garçon de 13 ans, avec un physique athlétique, vient me voir pour une colère qu’il ressent et qui l’habite chaque fois qu’il est au collège, en particulier pendant les cours d’éducation physique. Il fait partie d’une équipe de football en dehors de l’école. Il semble très motivé par ce sport et m’explique qu’il est plutôt bon dans cette discipline, mais ne dit pas grand-chose de plus… Il est sur la défensive. Son corps est tendu.

Je choisis de partir de cette émotion et d’appliquer la technique du triangle pour un travail plus approfondi, en explorant ses trois composantes (expérience, croyance et fantasme) afin de trouver les racines de cette colère.

Pensée/croyance

Quand tu penses à cette colère, que penses-tu de toi-même ou des autres ?
Laisse émerger la première pensée, sans réfléchir…

« Ce sont les autres qui me mettent en colère parce que je ne me sens pas écouté. »

Comment vois-tu qu’ils ne t’écoutent pas ?

« Quand je leur donne des conseils sur le football, ils ne m’écoutent pas. Si je leur dis : ‘Positionnez-vous mieux’, ils se placent n’importe où, ils s’en fichent. »

Qu’est-ce qui te dérange le plus, qu’ils ne t’écoutent pas ou qu’ils s’en fichent ?

« Qu’ils s’en fichent. »

Quand tu te connectes à cette croyance : la ressens-tu, la vois-tu ou la perçois-tu dans ton corps ?

« Je vois la scène, je suis sur le terrain. »

Cette scène est-elle proche ou loin de toi ?

« Très proche. »

Est-elle en couleurs ou en noir et blanc ?

« En couleurs. »

La vois-tu devant toi, plus à droite, à gauche, au-dessus, en dessous ?

« Devant moi. »

Qu’est-ce qui s’active en toi ? Au niveau physique, émotionnel, mental ?

« Je suis en colère. Je ne me sens pas écouté, mais je ne ressens rien physiquement. »

Évaluation sur une échelle de 0 à 10, de la valeur que tu attribues à cette croyance (vrai > 10 ou faux > 0) :

9/10

Respirations lentes et profondes : Mains posées sur le premier Dantian « Je suis à l’origine »

Protocole : en utilisant simultanément la respiration consciente (longue et profonde) + la focalisation sur chacun des trois Dantian tout en répétant ces trois phrases d’intention + en portant l’attention sur cette croyance/fantasme/expérience.

Première séquence sur cette croyance

« Je reprends mon pouvoir et dissous la structure de cette croyance ;
Je laisse aller toute identification et tout attachement à cette croyance et à tout ce qu’elle représente pour moi ;
Je génère ordre et cohérence en moi par rapport à cette croyance. »

J’observe un léger relâchement au niveau des épaules, il se détend un peu.

Qu’est-ce qui a changé ?

« Rien, c’est encore là. »

Évaluation sur une échelle de 0 à 10, de la valeur que tu attribues à cette croyance (vrai > 10 ou faux > 0) :

7/10

Deuxième séquence sur ce qui reste de cette croyance

« Je reprends mon pouvoir et dissous la structure de ce qui reste de cette croyance ;
Je laisse aller toute identification et tout attachement à ce qui reste de cette croyance ;
Je génère ordre et cohérence en moi par rapport à ce qui reste de cette croyance. »

Évaluation sur une échelle de 0 à 10 :

3/10

Qu’est-ce qui a changé ?

« C’est plus calme, je me sens comme détaché de cette scène et de cette croyance. »

Évaluation :

2/10

Fantasme

Quand tu te connectes à ce qui reste de cette croyance, si tu imagines maintenant un scénario qui pourrait se produire, quel serait-il ?

« Comme je suis plutôt bon au football, je voudrais qu’ils fassent tout ce que je leur dis. »

Quand tu y penses, vois-tu une image, une scène, une vidéo ?

« Une image. »

Est-elle loin de toi, proche, au centre, à droite, à gauche, autour de toi, derrière… ?

« Elle est assez proche de moi et vient de la droite. »

Quelles sont tes réactions physiques quand tu te connectes à cette image ?

« J’ai une tension dans la partie supérieure de la cuisse gauche. »

Au niveau émotionnel ?

« De la colère. »

Au niveau mental, c’est-à-dire quels sont tes commentaires intérieurs par rapport à cette image ?

« Je ne suis pas le meilleur. »

Quel est ton niveau de stress par rapport à cette image, sur une échelle de 0 à 10 ?

« 5/10. »

Protocole sur ce fantasme

Premier Dantian :

« Je reprends mon pouvoir et libère l’énergie contenue dans ce fantasme par rapport à cette scène. »

Deuxième Dantian :

« Je laisse aller toute identification et tout attachement à ce fantasme. »

Troisième Dantian :

« Je génère en moi ordre et cohérence par rapport à ce fantasme. »

Niveau de stress :

2/10

Expérience

Quand tu es en contact avec ce fantasme, quel souvenir t’évoque-t-il ? Quelle pourrait être l’expérience que tu as vécue qui résonne avec lui ?

« J’étais seul, sur le terrain, seul devant le gardien, j’avais tout le temps, et j’ai tiré, mais j’ai mal tiré et j’ai raté le but. C’était une grosse erreur, car le but que j’aurais dû marquer nous aurait permis de nous qualifier. »

Est-ce une image, une vidéo ?

« Une image très proche, en face de moi, en couleurs. »

Qu’est-ce que tu ressens en toi quand tu es en contact avec cette expérience, au niveau physique, émotionnel, mental, intensité… ?

« J’ai cette tension dans la cuisse, je suis en colère contre moi-même et je me dis que c’est de ma faute si on ne s’est pas qualifiés, 9/10. »

Protocole sur cette expérience

« Je reprends mon pouvoir et dissous la structure de cette expérience ;
Je laisse aller toute identification et tout attachement par rapport à cette expérience ;
Je génère un domaine de cohérence en moi par rapport à cette expérience. »

Il se détend de plus en plus, quelque chose « se dissout en lui ». Il bâille beaucoup.

Je choisis de passer directement à la croyance que c’est de sa faute s’ils ne se sont pas qualifiés.

Croyance
Quand tu penses à cette image, que penses-tu de toi-même ou des autres ?
Laisse émerger…

« Je suis nul. »

Je ressens : « Je suis nul », des deux oreilles, le ton est fort, je l’entends en boucle : « Je suis nul, je suis nul…! »

Est-ce que tu ressens « Je suis nul » ou « Tu es nul » ?

« Les deux. »

Qui dit « Tu es nul » ?

« C’est R. »

Qui est R ?

« Un autre joueur, c’est le plus fort. On est dans le même club de football. Il n’arrête pas de dire que je suis nul. »

Qu’est-ce qui est le plus fort en toi : « Je suis nul » ou « Tu es nul » ?

« Tu es nul. »

Qu’est-ce qui est activé en toi ? Au niveau physique, émotionnel, mental ?

« Je ressens de la tristesse et de la colère. J’ai une tension qui part du cœur et monte jusqu’à la gorge, et toujours cette douleur à la cuisse. »

Évaluation sur une échelle de 0 à 10, de la valeur que tu attribues à cette croyance (vrai > 10 ou faux > 0) :

7/10

Protocole sur cette croyance

« Je reprends mon pouvoir et dissous la structure de cette croyance / de ce qui reste de cette croyance ;
Je laisse aller toute identification et attachement par rapport à cette croyance / ce qui reste de cette croyance ;
Je génère ordre et cohérence en moi par rapport à cette croyance / ce qui reste de cette croyance. »

Évaluation :

C’est descendu à 3/10, je ne ressens plus cette tension.

Nous poursuivrons avec les autres étapes du protocole en utilisant la même approche pour explorer les racines plus profondes de cette croyance.

Expérience
Quand tu es en contact avec ce qui reste de cette croyance, quel souvenir t’évoque-t-il ? Quelle pourrait être l’expérience que tu as vécue qui résonne avec elle ?

« R. me dit que je ne mérite pas d’aller à Bordeaux, que ce n’est pas juste que j’aie été sélectionné après avoir fait des choses que je ne devais pas faire. »

Et toi, qu’en penses-tu ?

« Je suis d’accord avec ce qu’il dit. »

À quoi cela te fait-il penser ?

« Je n’aime pas quand je réussis. »

Au niveau physique, émotionnel, mental, intensité ?

« Je me sens mal, j’ai mal à la cuisse, la tension remonte, un peu de nausée, je me sens bloqué. »

Comment évalues-tu cette croyance par rapport à ce souvenir ?

« 7/10. »

Protocole sur cette expérience

« Je reprends mon pouvoir et dissous la structure de cette expérience ;
Je laisse aller toute identification et attachement par rapport à cette expérience ;
Je génère ordre et cohérence en moi par rapport à cette expérience. »

Évaluation :

« 4/10. »

Il bâille de nouveau beaucoup et me dit qu’il se sent plus détendu, et bien que fatigué, il ressent moins de colère en lui.

Nous avons terminé ce processus en utilisant les trois Dantian. L’observation du corps et la respiration ont été déterminantes pour L., qui est sorti de la session visiblement plus détendu, sans douleur à la cuisse et avec une perspective différente sur ses performances et sa valeur en tant que footballeur.

Fantasme

Quand tu te connectes à cette expérience, si tu imagines maintenant un « scénario catastrophe » qui pourrait se produire, quel serait-il ?

« Je suis à Bordeaux, je suis le gardien de but, je fais une erreur, et c’est fatal. »

Quand tu y penses, vois-tu une image, une scène, une vidéo ?

« Une scène, je vois le ballon entrer dans le filet, et je ne bouge pas, je suis comme bloqué. »

Est-elle loin de toi, proche, au centre, à droite, à gauche, autour de toi, derrière… ?

« Elle est proche de moi et vient de la droite. »

Quelles sont tes réactions physiques quand tu te connectes à cette scène ?

« Je ressens une boule dans l’estomac. »

Au niveau émotionnel ?

« De la peur. »

Au niveau mental, c’est-à-dire tes commentaires intérieurs par rapport à cette scène ?

« Dès que j’ai un ballon entre les pieds, ça me stresse… »

Quel est ton niveau de stress par rapport à cette scène, sur une échelle de 0 à 10 ?

« 7/10. »

Protocole sur ce fantasme

2 séquences sur ce fantasme :
« Je reprends mon pouvoir et libère l’énergie contenue dans ce qui reste de ce fantasme par rapport à cette scène ;
Je laisse aller toute identification et attachement à ce qui reste de ce fantasme ;
Je génère ordre et cohérence en moi par rapport à ce qui reste de ce fantasme. »

Comment te sens-tu ?

« Je me sens un peu fatigué, mais ça va, je me sens plus calme. »

Quel est ton niveau de stress par rapport à ce fantasme ?

« 0. »

Je l’invite à boire de l’eau et nous explorons ensuite ce qui a changé depuis qu’il ressentait cette colère initiale, et s’il reste certains aspects ou si de nouveaux éléments émergent.

La remarque de R. « Tu es nul » ne l’affecte plus du tout, il répond même « Ça m’est égal. » La colère est à 0, la douleur à la cuisse a complètement disparu.

L. bâille beaucoup, il est détendu et souriant. Il est plus sûr de lui et à l’aise. Je remarque qu’il n’est plus du tout sur la défensive. Il se confie davantage et apprécie de parler de lui, alors qu’au début, il était complètement fermé.

Il est impatient de partir pour Bordeaux et de profiter de ces cinq jours de rencontres sportives avec d’autres garçons. Il sait que faire des erreurs fait partie du processus d’apprentissage et qu’il n’est pas nécessaire de se juger, mais plutôt d’observer et de modifier son attitude.

Il a remarqué qu’il avait du mal à déplacer son corps vers la droite lorsqu’il plonge, à cause d’une entorse. Il sait maintenant qu’il doit réaligner ses mouvements. Il revoit la situation avec ses camarades de collège, leur donne un conseil et comprend que les autres doivent apprendre par eux-mêmes.

Avant de nous quitter, nous concluons le processus avec la consolidation et la phrase d’harmonisation. Les deux mains croisées, posées sur le cœur (respiration profonde) :

« J’harmonise tous mes systèmes à cette nouvelle conscience. »

 

Remerciements

J’exprime toute ma gratitude à Andrea Fredi pour cette précieuse rencontre avec la TAI. Il a su communiquer sa passion pour sa méthode et sa confiance en elle, n’hésitant pas à revenir inlassablement sur un aspect ou un autre, alternant entre théorie et pratique avec clarté et une patience infinie. Je le remercie également pour sa bienveillance, sa disponibilité à l’écoute et toutes ses connaissances, fruits de ses nombreuses recherches et expériences, qu’il a su transmettre avec précision, simplicité et générosité. Je remercie aussi « mes super adolescents », avec qui j’ai fait mes « premiers pas » en tant que praticienne.

Catherine HALLE-MANGANI
Enseignante
Praticienne EFT
07 77 84 50 66
accompagnement.eft22@gmail.com

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