TAI pour un conflit

TAI avec Madame B.

Madame B. est une femme âgée de 70 ans qui se présente. Elle est douloureuse, repliée sur elle-même. Elle vient après une altercation avec son fils, qui l’a verbalement et physiquement malmenée. Elle est encore sous le choc, bien que l’incident ait eu lieu il y a deux mois.

Elle revoit rapidement la scène de l’altercation. La représentation est visuelle, juste devant elle. Elle entend encore les mots prononcés et ressent physiquement son fils lui serrer le bras, avec un poids sur le cœur.

En se concentrant sur la scène, elle se sent incapable de bouger, comme si elle était paralysée. Émotionnellement, elle est incrédule, dans le déni. Mentalement, elle pense « quel gâchis ».

Quand elle est prête, nous disons la phrase « Je suis Origine », puis nous posons les mains l’une sur l’autre sur le premier Dantian. Elle reprend son pouvoir et libère l’énergie emprisonnée dans cette représentation. Elle reste longtemps sur le premier Dantian, puis, au bout d’un moment, son corps se détend et elle change de position. Sur le deuxième Dantian, avec les mains posées sur le cœur, nous disons la phrase « Je laisse aller toutes les identifications et attachements à cette représentation et à tout ce qu’elle représente pour moi ». Là encore, il faut du temps avant que son corps n’exprime une respiration plus profonde. Sur le troisième Dantian, avec l’index et le majeur sur le Troisième Œil, nous disons la phrase « Je génère l’ordre et la cohérence en moi par rapport à cette représentation et à tout ce qu’elle représente pour moi ». La réaction du corps est plus rapide. Je lui demande ce qui a changé. Elle semble surprise de ne plus être activée de la même manière, elle entend encore les mots, mais ils sont plus distants. Elle exprime que ce qu’elle ressent, c’est la similitude entre les paroles de son fils et celles de son ex-conjoint lors de leur séparation. Nous faisons alors une autre séance de TAI sur ce qui reste.

Je lui pose des méta-questions sur ce qui persiste. La représentation est-elle uniquement auditive ? Elle est aussi visuelle, en couleurs. Le son provient d’une seule oreille. Le son est fort. Elle se sent écrasée dans son corps, oppressée dans la poitrine. Quand elle est en contact avec cette représentation, elle ressent un écrasement physique, émotionnellement elle ressent de la tristesse, et mentalement, c’est un point douloureux dans sa tête.

Quand elle est prête pour une autre séance de TAI, je l’invite à poser de nouveau ses mains l’une sur l’autre sur le premier Dantian et nous disons la phrase « Je reprends mon pouvoir et je dissous la structure de cette représentation audible et visuelle ». Sa respiration devient plus ample. Nous déplaçons les mains sur le deuxième Dantian et disons « Je laisse aller toutes les identifications et attachements à cette représentation audible et visuelle ». Elle soupire. Nous mettons l’index et le majeur sur le troisième Dantian et disons la troisième phrase « Je génère la plus grande cohérence en moi par rapport à cette représentation audible et visuelle ». À ce moment, son front se détend, ses épaules s’ouvrent. Elle est moins repliée sur elle-même. Sur une échelle de 0 à 10, elle était à 8, et maintenant, elle est à 2. Il reste encore des traces dans la poitrine, comme une difficulté à respirer. Il n’y a plus de voix ni de paroles, elle est calme.

Nous décidons de faire une autre séance de TAI uniquement sur cette sensation d’étouffement. Elle a l’impression d’étouffer dans son corps, il n’y a pas d’émotion particulière, mais la pensée « j’ai tout fait ». Elle se rend compte que c’est une croyance. Elle a la représentation de cette croyance, donc nous posons les mains l’une sur l’autre sur le premier Dantian et disons la phrase « Je reprends mon pouvoir et je dissous la structure de cette croyance ». Sa respiration devient plus ample. Les mains l’une sur l’autre sur le deuxième Dantian, nous disons « Je laisse aller toutes les identifications et attachements à cette croyance ». Sa respiration devient plus ample, elle semble sur le point de soupirer. Index et majeur sur le troisième Dantian, nous disons « Je génère la plus grande cohérence en moi par rapport à cette croyance ». À ce moment-là, ses doigts glissent d’eux-mêmes sur un visage serein.

Il n’y a plus rien qui entrave sa respiration. Je peux procéder à la séance énergétique après les sessions de TAI. Son corps retrouve l’ouverture du cœur, sa présence, sa capacité à prendre soin d’elle-même.

Elle repart l’esprit apaisé, droite, grandie.

Catherine V.

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